Tout ce qu'il faut comprendre et montrer, expliqué simplement, avec un exemple suivi de bout en bout : KLS Concept expédie trois palettes d'ordinateurs portables et de batteries à Trasporti Bianchi S.r.l. à Trieste, en FCA Trieste, et produit une CMR, une facture commerciale et une liste de colisage en italien.
GTM = Global Trade Management, littéralement « gestion du commerce international ». Concrètement, dans GSE-Web, c'est le module qui prépare tout ce qu'une marchandise doit avoir en règle pour passer une frontière : conditions de livraison, classement douanier, colisage et documents d'accompagnement.
GSE-Web gère l'entrepôt : réception, stockage, préparation, expédition. Jusqu'ici, le logiciel s'arrêtait à la porte de l'entrepôt : dès que la marchandise franchissait une frontière, tout se ressaisissait dans un tableur ou chez le transitaire. Le module Expédition internationale prolonge l'expédition existante (les EXP-2026-00001 qui regroupent des bons de mouvement) jusqu'aux documents que réclament le transporteur, le client et la douane, sans aucune ressaisie.
| Terme | Ce que ça veut dire, en une phrase |
|---|---|
| Incoterm | Un code à trois lettres (EXW, FCA, DAP, DDP, FOB, CIF…) qui dit qui paie quoi et à partir d'où le risque passe du vendeur à l'acheteur. Onze règles dans la version 2020 ; la version 2010 reste acceptée pour les contrats anciens (elle avait DAT à la place de DPU). |
| Lieu nommé | L'endroit qui complète l'Incoterm. « FCA » seul ne veut rien dire ; « FCA Trieste, Italie » est complet. L'application refuse un Incoterm sans lieu. |
| Nomenclature douanière | Le code qui classe la marchandise : SH à 6 chiffres (mondial), NC à 8 chiffres (Union européenne, à l'export), TARIC à 10 chiffres (à l'import). Révisée chaque 1er janvier, d'où une version par année. |
| Origine (non préférentielle / préférentielle) | Le pays où la marchandise a été fabriquée au sens douanier — à ne pas confondre avec la provenance (le pays d'où elle part). L'origine préférentielle ouvre droit à des réductions de droits dans le cadre d'un accord commercial ; elle se justifie. |
| EORI | Le numéro d'identification douanière d'une entreprise dans l'Union. Obligatoire sur les documents dès que l'on sort du territoire douanier de l'Union. |
| Valeur en douane | La valeur de la facture, ajustée (transport, assurance, commissions, redevances…) selon l'Incoterm. Elle se calcule au taux de change douanier (mensuel, fixé par l'administration), différent du taux du jour. |
| Colis / unité de charge / envoi | Un envoi contient des unités de charge (palettes, conteneurs) qui contiennent des colis. Les documents ne raisonnent pas tous au même niveau : la liste de colisage détaille les colis, la CMR compte les colis et pèse l'envoi. |
| CMR | La lettre de voiture internationale routière : un formulaire normalisé à 24 cases, en quatre exemplaires (expéditeur, destinataire, transporteur, archive). Sa grille est imposée. |
| Liasse | Le jeu de documents d'un envoi (facture commerciale, liste de colisage, CMR…) produit et transmis d'un bloc. |
| Spécimen | Un document produit par un élève dans un magasin d'exercice : même forme, filigrane « SPECIMEN — exercice », numéroté à part, jamais opposable. |
Le module est fermé par défaut pour toutes les organisations, y compris les nouvelles : une PME qui n'exporte pas ne doit rien voir. Il s'ouvre en trois gestes.
Le principe qui structure tout le module : chaque donnée vit à un seul niveau, et les documents viennent la chercher là où elle est.
| Niveau | Ce qui y vit | Qui le maintient |
|---|---|---|
| Référentiels du serveur | 249 pays (avec appartenance à l'Union, au territoire douanier et au territoire TVA — la Guyane est dans l'un mais pas dans l'autre), 22 règles Incoterms 2010 et 2020 (modes autorisés, point de transfert des risques et des frais, répartition des obligations, assurance), types de colis, types de conteneurs, modes de transport, régimes douaniers, nomenclature douanière par année. | GSE-Web à chaque déploiement ; la nomenclature officielle est importée par la plateforme depuis la publication de l'Union européenne. |
| Produit (profil douanier) | Poids net et brut, dimensions et volume, code de nomenclature et son année, pays d'origine, origine préférentielle et sa justification, désignation douanière, unité supplémentaire, marchandises sous contrôle, marchandises dangereuses (numéro ONU, classe, groupe d'emballage). | Le classement (nomenclature, origine) et la logistique (poids, dimensions), fiche par fiche ou par import de masse. |
| Catégorie, sous-catégorie, famille | Des valeurs par défaut (nomenclature, origine, désignation) héritées par les produits qui n'en ont pas. L'application affiche toujours d'où vient une valeur héritée. | Le classement. |
| Tiers (profil international) | EORI, pays ISO, rôles (transporteur, transitaire, déclarant), langue des documents, numéros professionnels. | L'administration des tiers. |
| Expédition | Mode de transport, Incoterm et lieu nommé, parties (exportateur, expéditeur, destinataire, importateur, notify, transporteur, transitaire, déclarant) avec un instantané de leur fiche, pays de destination et de provenance, régime douanier, nature de l'envoi (vente, échantillon, retour, export temporaire), devise et taux, assurance, jalons. | L'expédition. |
| Ligne douanière | Pour chaque produit expédié : quantité, valeur, nomenclature, origine, poids — dérivés des bons et des profils, avec la source de chaque valeur, et modifiables ligne à ligne. | L'expédition. |
| Colis et unités de charge | Numéro, type, marques, poids réel, dimensions, contenu par ligne et par lot ; palettes et conteneurs (numéro ISO, scellé, charge utile). | Le quai, sur téléphone. |
| Document | Un instantané complet de tout ce qui précède au moment de l'émission, le PDF et son empreinte. | Le serveur, à l'émission. |
Dans l'ordre où l'on présente le mieux : d'abord les données de base, puis l'expédition, puis le quai, puis les documents.
À quoi ça sert : renseigner le profil douanier d'un produit. Deux sections : Logistique (poids net et brut en kilogrammes à trois décimales, longueur, largeur, hauteur en centimètres, volume calculé) et Classement douanier (nomenclature choisie dans le navigateur — recherche par mot-clé, arbre SH → NC, année —, pays d'origine et origine préférentielle choisis dans la liste des pays, désignation douanière, unité supplémentaire, marchandises sous contrôle, marchandises dangereuses).
Avec l'exemple : ORD-15 reçoit 8471 30 00 (2026) et l'origine CN ; BAT-LI reçoit 8507 60 00, ONU 3480, classe 9, groupe II.
EORI, pays ISO (la fiche tiers historique porte un pays en texte libre ; ici c'est le code à deux lettres qui fait foi sur les documents), rôles transporteur, transitaire, déclarant (pour les proposer dans les parties d'une expédition), langue des documents (la langue dans laquelle ce tiers recevra sa facture et sa CMR), numéros professionnels.
Avec l'exemple : Trasporti Bianchi, EORI IT01234567890, pays IT, transporteur, langue italien.
Depuis une expédition classique (celle qui regroupe des bons de mouvement), le bouton International ouvre la page à sept onglets. Tant que l'expédition est en brouillon, tout se modifie ; dès qu'un document est émis, les détails sont gelés (bandeau) jusqu'à annulation de ce document.
Avec l'exemple : EXP-2026-00012, routier, FCA Trieste (Italie), destination IT, provenance FR, exportation définitive, vente, EUR ; exportateur KLS Concept, destinataire et transporteur Trasporti Bianchi ; deux lignes dérivées : 40 × ORD-15 à 850,00 EUR, 40 × BAT-LI à 95,00 EUR.
Conçu pour un téléphone ou un terminal portable, avec des gants : cibles larges, un colis à la fois. On crée le colis (type dans une grille d'icônes : carton, palette, fût, caisse…), on saisit le poids brut et net et les dimensions au clavier numérique, on y affecte les lignes par « reste à coliser » (un appui = tout le reste, ou une quantité), on scanne le code-barres du colis (EXP-2026-00012-P001) pour le rouvrir. Les colis se regroupent ensuite en unités de charge : palettes ou conteneurs (type ISO, numéro avec sa clé de contrôle, scellé, charge utile et remplissage).
Avec l'exemple : trois palettes, 80 colis de 2 pièces ; total 212,000 kg brut, 1,92 m³.
L'onglet Liasse présente une carte par type de document : proforma, facture commerciale, liste de colisage, CMR, bon de livraison. Pour chacun : créer un brouillon (langue proposée = celle du destinataire), aperçu avec filigrane, émettre, télécharger ou partager le PDF, vérifier l'empreinte, transmettre, accepter, refuser, annuler avec motif, remplacer. Émettre la liasse produit plusieurs documents d'un coup, tout ou rien ; Télécharger la liasse les regroupe en ZIP. La page Archive documentaire retrouve n'importe quel document émis par type, statut, période et texte — y compris les annulés.
Avant toute émission, le serveur évalue l'expédition. Un contrôle bloquant empêche d'émettre ; un avertissement s'affiche et laisse faire. Aucun contrôle ne modifie une donnée.
CMR-2026-00007, INV-2026-00003…), instantané complet des données, rendu du PDF dans la langue et les formats du destinataire (dates, nombres), empreinte SHA-256, stockage, journal d'audit. Les détails de l'expédition sont gelés.Quatre pages identiques titrées 1 expéditeur / 2 destinataire / 3 transporteur / 4 archive, libellés bilingues (français + langue du document), et pour chaque case sa source : 1 expéditeur et 2 destinataire (parties), 3 lieu de livraison (adresse du destinataire et lieu nommé), 4 lieu et date de prise en charge (organisation et jalon d'enlèvement), 5 documents annexés (les autres pièces émises de la liasse), 6 marques, 7 nombre de colis, 8 modes d'emballage, 9 nature de la marchandise (désignations douanières), 10 codes SH, 11 poids brut, 12 volume, 13 instructions et régime, 14 franco ou port dû (déduit de l'Incoterm), 15 remboursement, 16 transporteur, 19 conventions particulières, 20 à payer par (répartition Incoterm), 21 lieu et date d'établissement, 22 signataire. Une case sans donnée est déclarée vide dans l'instantané ; le logiciel n'invente jamais un texte.
Ce chantier est né d'une analyse de référentiel : sur les 45 aptitudes du profil italien Tecnico dei servizi logistici, sept des neuf manques de GSE-Web portaient sur la gestion administrative et documentaire de l'expédition. Le module a donc été conçu pour que le travail réel de l'élève dans l'application soit évaluable, sans jamais reposer sur sa déclaration.
L'élève ne voit que juste ou faux par élément ; le corrigé appartient à l'enseignant, qui peut reprendre une note automatique (le journal le dit).
Dans un scénario, l'enseignant déclare des actions attendues d'expédition : « Incoterm FCA avec un lieu contenant Trieste », « au moins deux colis avec dimensions », « toutes les lignes classées et avec origine », « aucun contrôle bloquant », « CMR émise avec la case 7 égale à 3 et la case 16 contenant Trasporti Bianchi ». Le serveur va lire l'expédition que l'élève a construite dans son magasin d'exercice et compare champ par champ — y compris les 24 cases du document émis. Une expédition faite hors magasin d'exercice est refusée ; un module fermé rend « vérification indisponible », jamais « satisfait ».
Les documents d'élèves sont des spécimens : même forme, filigrane, numérotation à part, jamais opposables — et ils disparaissent avec le magasin d'exercice.
REFERENCE, POIDS_NET_KG, POIDS_BRUT_KG, LONGUEUR_CM, LARGEUR_CM, HAUTEUR_CM, CODE_NOMENCLATURE, ANNEE_NOMENCLATURE, PAYS_ORIGINE, PAYS_ORIGINE_PREFERENTIELLE, REGLE_ORIGINE, JUSTIFICATION_ORIGINE, DESIGNATION_DOUANIERE, UNITE_SUPPLEMENTAIRE, QUANTITE_UNITE_SUPPLEMENTAIRE, MARCHANDISE_DANGEREUSE, NUMERO_ONU, CLASSE_DANGER, GROUPE_EMBALLAGE, QUANTITE_LIMITEE, DESIGNATION_OFFICIELLE_TRANSPORT. Une cellule vide ne touche pas la valeur existante ; le mot VIDE l'efface. Version CSV : profils-douaniers-exemple.csv.version_year;code;level;parent_code;label_fr;label_en;label_de;label_es;label_it;supplementary_unit;valid_from;valid_to, une ligne par code, les cinq libellés obligatoires. La publication officielle de la nomenclature combinée (Journal officiel de l'Union européenne, EUR-Lex) se convertit dans ce format avant import.Non, et il ne le prétend pas. Il prépare et produit les données et les documents qu'un déclarant en douane ou un logiciel de dédouanement agréé reprendra (l'instantané de chaque document s'exporte en JSON pour cela). Le dépôt télématique des déclarations (Delta en France, AIDA en Italie) n'est pas visé.
Non. Un ordre de grandeur indicatif pourra être ajouté un jour, affiché comme tel ; un calcul faisant foi engagerait une responsabilité qui n'est pas celle d'un logiciel de gestion d'entrepôt.
Non : le logiciel embarque un extrait de démonstration, marqué comme non officiel, suffisant pour les exercices. La nomenclature combinée officielle, révisée chaque 1er janvier, s'importe par la plateforme depuis la publication de l'Union européenne, année par année ; les anciennes années restent lisibles pour les documents anciens.
La ligne dérivée le montre (« aucune source »), le contrôle « ligne sans nomenclature » bloque l'émission, et rien n'est deviné. C'est la règle de conception de GSE-Web : aucune valeur de remplacement silencieuse.
Non : on en émet une nouvelle, avec un nouveau numéro, liée à l'ancienne qui passe « annulée — remplacée ». L'historique reste consultable dans l'archive. C'est ce qui rend le document opposable.
Oui côté serveur : une ligne douanière peut être saisie à la main, sans bon. Le formulaire correspondant dans l'application arrive dans un prochain lot ; d'ici là, la proforma se construit depuis une expédition avec ses bons.
Pas encore : le colisage se fait en ligne dans cette version. Le mode hors ligne de GSE-Web (saisies de stock, réceptions, bons) sera étendu aux colis dans un lot ultérieur ; les documents, eux, resteront produits en ligne.
Le connaissement maritime, la lettre de transport aérien, la lettre de voiture ferroviaire, le certificat d'origine, l'EUR.1, le carnet ATA, les documents de transit, les certificats sanitaires et la déclaration formelle de marchandises dangereuses. Les données qui les alimentent (origine préférentielle, marchandises dangereuses) sont déjà saisies.